Messieurs les porte drapeaux

Mesdames et Messieurs les représentants des Associations d’Anciens Combattants

Mesdames et Messieurs les représentants d’Associations

Mesdames et Messieurs les élus de la Région et du Département,

Madame l’adjudant-chef représentant le commandant de gendarmerie de Coutras,

Messieurs les représentant 13e régiment du matériel de Vayres,

Mesdames et Messieurs les élu(e)s municipaux

Mesdames et Messieurs les représentants des forces de sécurité et de secours

Mesdames et Messieurs les Directeurs d’Ecole

Mesdames et Messieurs les musiciens

Chers enfants du Conseil Municipal des Jeunes,

Mesdames, Messieurs, mes chers concitoyens

Avant de commencer je veux remercier vivement le capitaine Grégoire ROUSELLE et l’association Aquitaine remember Groupe pour nous avoir accompagné remarquablement ce matin. Je veux également saluer la présence parmi nous de M. MARAICHAUX, résistant dans la compagnie Stéphane, accompagné aujourd’hui de sa femme.

Le 8 mai 1945 marquait la victoire des Alliés sur le régime nazi. Après plus de 50 millions de morts, 35 millions de blessés et 3 millions de disparus, l’Europe pouvait espérer entrevoir la paix. Six longues années de conflit, d’oppression et de privation. L’Europe sera témoin des pires exactions et subira ce que l’Histoire aura portée de plus ignoble, l’extermination méthodique de l’autre, de celui vu comme différent et coupable par principe. Contre tout ce qui fonde notre société, le régime nazi a bafoué toutes les libertés individuelles, toutes les règles sociales acquises au fil des siècles. Cette journée de commémoration est donc dédiée à toutes les victimes de la barbarie, militaires et civils. Tués, pourchassés, torturés, déportés ou prisonniers, parce qu’ils n’étaient jugés sans autre forme de procès que celui de l’idéologie. Juifs, tziganes, handicapés, ou tout simplement hommes et femmes libres qui refusaient l’occupation et chérissaient la démocratie. Le devoir de mémoire que nous accomplissons aujourd’hui est donc aussi un rappel à lutter contre toutes les formes de discrimination.

Tout cela s’est passé il y a aujourd’hui 73 ans. La Seconde Guerre mondiale a pris fin grâce au courage de nos forces armées et de soldats venus de l’autre côté de la Manche et de l’autre bout du monde, outre-Atlantique. La victoire est aussi le résultat des Français qui ont choisi au péril de leur vie, la résistance et le combat. À ce titre nous sommes aujourd’hui honorés de la présence de l’un d’entre eux. Monsieur MARAICHAUX merci à nouveau votre présence.

Vous racontez dans un livre votre jeunesse dans la résistance, comment vous avez rejoint le maquis en octobre 1943. C’est un témoignage d’une valeur inestimable qui contribue grandement au devoir de mémoire. Il raconte non seulement le rude quotidien des résistants mais montre aussi la diversité des hommes qui se sont unis pour la liberté : étudiants, paysans, déserteurs allemands…leur engagement pour sauvegarder notre société les a réunis. Engagement tel que la compagnie Stéphane finira à la fin de la guerre par composer le cœur du 15e bataillon de chasseurs alpins.

C’est ainsi que la victoire s’est acquise, grâce à la grandeur d’hommes et de femmes comme vous et à la mobilisation sans précédent des alliés de la France. C’est à vous et aux nombreux soldats et civils qui sont restés fiers devant la tyrannie, droits devant l’abject, que nous devons notre liberté et la paix. Il nous faudra sans cesse nous en souvenir et le transmettre aux plus jeunes d’entre nous. Alors à tous les jeunes qui sont parmi nous aujourd’hui, restez fermes contre toutes les injustices, les inégalités et le fanatisme. Prenons tous exemple sur Monsieur MARAICHAUX et les nombreux résistants qui nous ont sauvés. Soyons également reconnaissant à toutes nos forces armées déployées de par le monde qui défendent les intérêts de la France et la protègent de nouveaux dangers.

Si un regard rapide sur l’actualité pourrait nous démoraliser, n’oublions pas d’où nous venons, et le prix payé par les générations précédentes pour avoir tout ce dont nous jouissons aujourd’hui. Certes les exemples de haines et de violences ne manquent pas et si nos troupes sont engagés à ce point sur les théâtres d’opérations extérieures, c’est bien qu’effectivement les Droits de l’Homme et nos libertés sont par ailleurs menacés. Mais je le répète, souvenons-nous. N’oublions pas que c’est l’union qui fait notre force et ne nous trompons pas d’ennemi. Sachons apprécier nos libertés et mesurer avec justesses les difficultés. Quelques rapprochements géopolitiques récents doivent nous redonner de l’optimisme.

Retenons que la défense de nos valeurs est un combat aussi bien individuel que collectif. C’est notre engagement personnel à tous, pour l’intérêt général, qui garantit dignement notre vivre ensemble. En ce 8 mai 2018, ce combat passe par le témoignage de nos anciens combattants et résistants, par la participation des associations, du conseil municipal de jeunes et des écoles, par l’allocution lue au monument au morts il y a un instant et par le vibrant chant de la Marseillaise que nous avons entonné harmonieusement.

Pour terminer, une citation de Spinoza qui fait écho à ce que nous venons de nous dire, sur l’importance de l’engagement de chacun et sur la nécessité de poursuivre les combats qui sont justes :

« La paix n’est pas l’absence de guerre, c’est une vertu, un état d’esprit, une volonté de bienveillance, de confiance, de justice. »

Vive la Paix, Vive la République et Vive la France.

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