Début décembre, la presse a partagé un sondage internet sur l’idée d’un RER métropolitain. Le projet : solliciter le réseau ferroviaire existant en augmentant le cadencement pour désengorger le transit en entrée et sortie de la métropole bordelaise. Une hypothèse que j’ai déjà souvent évoquée tant elle est une formidable opportunité de développement et de mobilité pour nos territoires ruraux, comme pour Bordeaux.
En réaffirmant le rôle des gares de périphérie pour tout le Nord-Gironde et donc du Libournais, les simulations ont démontré des gains de temps majeurs dans les deux sens de circulation : par exemple «Organiser le service pour transformer le Libourne-Bordeaux et le Bordeaux-Arcachon en une ligne directe Libourne-Arcachon, sans changement » ou encore « Un voyageur pourrait ainsi gagner 43 minutes sur un Ambarès-Talence (temps de trajet actuel : 1 h 03 en TER, avec un changement), ou encore 18 minutes sur un Carbon-Blanc-Bègles (temps actuel : 34 minutes). »
Nous avons aujourd’hui une part importante de nos concitoyens qui font le choix de travailler sur Bordeaux et de vivre sur nos territoires ruraux. Ils y trouvent un compromis économique intéressant et une qualité de vie dans un territoire qui se transforme avec des services de qualité. La mobilité reste pourtant une contrainte majeure pour ces déplacements quotidiens. Le choix de la voiture individuelle est privilégié, faute de mieux. Son coût, financier et écologique, n’est pas neutre, d’autant plus que les accès à la métropole s’engorgent au point d’asphyxier son poumon économique. A l’inverse, une autre part non négligeable délaisse la métropole et le littoral tant y accéder s’avère parfois chaotique.
Dans le même temps, nos centralités semi-rurales ou péri-urbaines gagnent en attrait et évoluent. Faciliter les transits est donc une priorité. Recourir au ferroviaire c’est offrir une solution écologique à moindre coût car l’essentiel des infrastructures est déjà existant. Les chiffres sur la fréquentation des lignes démontrent largement l’intérêt de renforcer les cadencements. La ligne Coutras-Angoulême, par exemple, a vu sa fréquentation augmenter de près de 20 % en 2016 – 2017. Imaginons que nous ayons des Coutras-Bordeaux toutes les 20 minutes. La Gare de Coutras pourrait alors pleinement exploiter ses atouts comme un véritable pôle multimodal avec les gares de Saint-Seurin sur l’Isle, Saint-Denis-de-Pile et Libourne.

Le territoire de la CALI doit à mon sens saisir cette chance et se structurer pour mailler le territoire de ces plateformes multimodales. C’est un défi capital pour l’avenir. Pour ma part, j’accueille ce projet avec beaucoup d’enthousiasme et j’y apporte tout mon soutien.

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